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Rechercher Derniers commentairesceci n'est pas une critique c'est tout simplement le massacre d'une oeuvre extraordinaire . n'essayez pas de l
Par thaniel, le 02.01.2015
j'ai bien vu le film mais cependant je concède qu'il s'agit là d'une critique très subjective, ce qui est le p
Par sergeroguet, le 30.11.2014
c'en est à se demander si vous avez regardé ce film.
Par Anonyme, le 30.11.2014
c'est malheureusemen t parce que vous n'avez pas su saisir la symbolique du film, la signification des couleur
Par Anonyme. Non., le 21.04.2014
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Date de création : 26.06.2011
Dernière mise à jour :
14.02.2021
108 articles
19/9/12/Serge
David Lynch
Enfance et formation
David Lynch est né le 20 janvier 1946 à Missoula, dans le Montana aux Etats-Unis. Il est à la fois cinéaste, photographe, peintre et musicien et possède des origines finlandaises qui lui viennent de son grand-père maternel qui a émigré aux Etats-Unis au 19ème siècle. Son père, Donald Lynch, est un scientifique qui travaille pour l'US Department of Agriculture et sa mère est professeur d'anglais. Le petit David passe une enfance plutôt calme, c'est un garçon introverti. Très tôt, il est attiré par l'univers artistique, en particulier la peinture, ses préférences allant à Jackson Pollock et Francis Bacon mais il apprécie également Andy Warhol. Il se marie très jeune et part vivre à Philadelphie où en 1965 il entre à la Philadelphia Academy of Fine Arts pour étudier les arts plastiques. Malgré l'importance prédominante de la peinture dans sa vie, il commence à s'intéresser au cinéma et en 1966 réalise son premier court-métrage qui s'intitule "Six Figures" mais qui reste plus proche des arts plastique que du cinéma. En 1968, il poursuit dans ce domaine en réalisant son second court-métrage "The Alphabet" qui lui permet d'obtenir une bourse de l'American Institute of Film et lui donne ainsi la possibilité de réaliser "The Grandmother", un moyen-métrage dans lequel il va pouvoir développer un univers personnel sombre et torturé où la cellule familiale va être mise à mal.
Son oeuvre et sa carrière
Il va d'ailleurs reprendre le thème de la cellule familiale dans son premier long-métrage, "Eraserhead", film en noir et blanc tourné dans des conditions difficiles étant donné le peu de moyen du réalisateur, le tournage durera de 1972 à 1977. Il sera interrompu fréquemment car pour pouvoir le terminer et le financer, Lynch exercera différents petits boulots au cours de cette période. Le film sera sélectionné pour les soirées "Midnight movies", séances spéciales de minuit ayant lieu au cours des années 70, où grâce au bouche à oreille il va peu à peu bénéficier d'un grand succès. Le style oppressant et surréaliste de cette oeuvre impressionne les spectateurs et marque l'entrée fracassante de Lynch dans le milieu du cinéma. Le film sera primé au festival d'Avoriaz en 1978. C'est en voyant celui-ci que Mel Brooks décidera de lui confier la réalisation d' "Elephant man" en 1980 avec John Hurt et Anthony Hopkins. Oeuvre également tournée en noir et blanc, celle-ci par contre bénéficiera d'un budget important et d'une photographie très soignée qui restituera magnifiquement l'époque victorienne pendant laquelle l'histoire se déroule. Il obtiendra le Grand Prix du festival d'Avoriaz, huit nominations aux Oscars et lui apportera une notoriété mondiale. Ce succès lui permet de s'engager en 1984 dans la superproduction avec "Dune" dont l'histoire est adaptée d'un roman dense et complexe de Frank Herbert, l'accueil du public est mitigé et David Lynch renie ce film dont il n'a pas eu le final cut. Il enchaîne ensuite avec un projet plus personnel, "Blue velvet", antérieur à celui de "Dune", il s'agit d'un film noir dans lequel il nous montre l'envers du décor d'une petite ville tranquille de la classe moyenne américaine et nous fait découvrir les aspects cachés, pervers et bizarres de certains de leurs habitants. Le casting est entre autre composé de l'excellent Dennis Hopper et de la troublante Isabella Rossellini avec qui le réalisateur débutera une relation amoureuse qui durera 4 ans. "Sailor et Lula", avec Nicolas Cage et Laura Dern, sort en 1990 et remporte la Palme d'Or à Cannes. Il s'agit d'un road-movie où alterne des scènes de sexe enflammées et des scènes d'une violence brutale voire même parfois gore tout en préservant la touche lynchienne à travers des personnages décalés et bizarres et un climat oppressant. Peu après ce succès, il se lance dans la création d'une série télévisée "Mystères à Twin Peaks" dont il réalisera quelques épisodes, environ 1 sur 4, les autres étant laissés à Mark Frost son complice et co-scénariste dans ce projet. Il va avec cette création télévisuelle très originale et même avant-gardiste, réussir à innover et à apporter un souffle nouveau dans le cadre des séries habituelles car grâce au succès de celle-ci et à l'engouement des spectateurs, les patrons de chaîne se permettront une plus grande audace et originalité dans le choix des histoires, thèmes et formats relatifs à un genre jusque-là peu porté vers l'expérimentation innovatrice. Lynch se chargera en personne d'effectuer l'adaptation de la série du petit au grand écran qui sortira en 1992 sous le titre "Twin Peaks, fire walk with me". Le film va plus loin que la série dans une certaine noirceur trouble et décadente, cette dernière restait dans une étrangeté loufoque qui ne frôlait que par moment la noirceur dont le film fait preuve. Avec "Lost highway" sorti en 1996, Lynch va ajouter un élément déroutant à son univers déjà très particulier dans la mesure où il va construire son récit de façon non linéaire et le scinder en 2 parties distinctes. On retrouvera néanmoins dans la deuxième partie certains des personnages figurant dans la première mais dans des situations différentes, c'est un peu comme s'il créait une nouvelle image à partir des pièces d'un même puzzle. Ce film réunit dans les rôles principaux Bill Pullman, Patricia Arquette et on découvre également dans la deuxième partie une jeune actrice, Natasha Gregson Wagner qui n'est autre que la fille de Natalie Wood. "Une histoire vraie" sorti en 1999 déroute ses fans. Il s'agit d'un road-movie en tondeuse à gazon (sic), très étrange et décalé comme toujours chez Lynch mais pour une fois beaucoup moins sombre, en tout cas sur la forme. Mais cet intermède plus léger est de courte durée, il revient en 2001 avec "Mullholand drive", son chef-d'oeuvre, qui reprend la même construction que "Lost highway" et se trouve au croisement du film noir et du film fantastique. Il a pour interprètes principales Laura Elena Harrings et Naomi Watts. Le film sera récompensé par le Prix de la mise en scène au Festival de Cannes en 2001 et David Lynch présidera le jury de ce dernier l'année suivante. "Inland Empire", son dernier film sorti en 2007, a été tourné en caméra numérique, on y retrouve son actrice fétiche Laura Dern, Jeremy Irons et Justin Theroux que Lynch avait déjà dirigé dans "Mullholand Drive".
Analyse de l'oeuvre
Le travail de David Lynch est rebelle à toute forme de catégorie, développant aussi bien dans ses séries que dans ses films un univers surréaliste très personnel. Ses oeuvres se jouent souvent des codes de la narration conventionnelle et n'hésitent pas non plus à manipuler certains clichés cinématographiques de manière subversive comme par exemple dans "Blue velvet" où il transforme en cauchemar l'idéalisme des années 50 et dans "Twin Peaks", la série, qui va du mélo à l'angoisse en passant par la comédie.
Influences cinématographiques
David Lynch cite parmi les réalisateurs qui l'ont influencé et marqué : Federico Fellini, Stanley Kubrick et Ingmar Bergman. "Huit et demi" de Federico Fellini et "Lolita" de Stanley Kubrick sont deux des oeuvres majeures qui ont influencé le réalisateur mais on peut également citer "Sunset Boulevard" de Billy Wilder, "En quatrième vitesse" de Robert Aldrich, "Le Magicien d'Oz" de Victor Fleming, "Freaks" de Tod Browning ainsi que l'intégralité de l'oeuvre de Luis Bunuel, le précurseur du surréalisme au cinéma. La liste serait incomplète si l'on ne mentionnait pas comme autres influences, non cinématographiques celles là, la musique et la culture des années 50.
Concepteur sonore et compositeur de musique
En plus de l'importance de la musique proprement dite dans les films de David Lynch, d'ailleurs brillamment composée par Angelo Badalementi, on peut relever également le soin et la méticulosité que Lynch apporte à la conception sonore de ceux-ci. De "Eraserhead" avec Alan R. Splet, son collaborateur et concepteur sonore sur ce film, jusqu'à "Mullholand drive" en passant par "Sailor et Lula", il parvient toujours à créer un climat oppressant à l'aide de bruitages et d'effets sonores très efficaces et dérangeants. En ce qui concerne sa créativité musicale extra-cinématographique, il a sorti en 2010 sous son nom deux titres à tonalité électro et en 2011 a réalisé son premier album solo "Crazy clown time". De plus, il glisse au sein de plusieurs de ses films des clins d'oeil à cette passion parallèle puisqu'on peut y voir le chanteur Sting dans "Dune", Chris Isaak et David Bowie dans "Twin Peaks" et dans "Lost highway", Henry Rollins et Marilyn Manson.
Projets éventuels
En 2008, il travaille sur l'adaptation de "La Métamorphose", le roman de Franz Kafka et il souhaiterait également adapter "Lolita" de Vladimir Nabokov dont la version de Stanley Kubrick l'a fortement marqué, en transposant l'intrigue dans un univers post-apocalyptique.
Paris
David Lynch a une relation particulière avec la France, et, surtout avec Paris où il y vient régulièrement et en parle en ses termes : "C'est l'un de mes endroits préférés dans le monde (...) Paris est, je crois, la plus belle ville du monde. C'est inspirant pour moi. C'est un endroit qui est tellement nourri de tous les arts." En 2007, la Fondation Cartier accueille l'exposition "The Air is on fire" qui rassemble photos, oeuvres plastiques et sonores du réalisateur et donne l'occasion de voir les multiples facettes de cet artiste complet. C'est lors de cette exposition qu'il a découvert l'ancien atelier Mourlot, à Montparnasse, devenu "Idem Paris" et où il a élu domicile pour réaliser et imprimer ses lithographies et montages photos. Il a d'ailleurs également présenté ses lithographies lors d'une autre exposition qui a eu lieu en 2012.
Studio et école
En 2000, il a également créé un studio de cinéma et a le désir de fonder une école à Lodz en Pologne.
Fondation pour la Paix et prise de position par rapport au 11 septembre
David Lynch a commencé la pratique de la Méditation transcendantale en 1975 à Los Angeles. Il évoque dans son livre, "Catching the big fish", l'impact de cette technique sur son processus créatif. En 2005, il crée la "Fondation pour la paix mondiale et une éducation fondée sur la conscience" dont l'objectif est de promouvoir la technique de la méditation transcendantale afin de créer la paix dans le monde. De plus, Lynch lors d'un entretien diffusé le 3 décembre 2006 dans une émission de télévision hollandaise, affiche sa perplexité quant à l'explication gouvernementale des attentats du 11 septembre sans lui préférer pour autant d'autres théories.